10 fautes de français à éviter (2)

Il y a quelques mois, je vous ai proposé un article sur certaines fautes de français récurrentes relevées au cours de mes transcriptions et corrections.

En voici une nouvelle série (les phrases fautives sont entre crochets, les phrases corrigées sont en bleu).

  1. [Il faut mieux ne pas s’en approcher.]

    Cette construction n’est pas correcte : l’expression il faut implique une obligation, une nécessité, et ne peut pas être associée à mieux. Pour évoquer ce qui est préférable, la locution à utiliser est il vaut mieux.
    Il vaut mieux ne pas s’en approcher.

  2. [Elle a trouvé le moyen de pallier à cette difficulté.]

    Le verbe pallier étant un verbe transitif direct, il a un complément d’objet direct qui ne nécessite aucune préposition.
    Elle a trouvé le moyen de pallier cette difficulté.

  3. [J’ignore qu’elle a été la nature de leur entretien.]

    On hésite parfois entre quelle et qu’elle. Pour déterminer la forme à utiliser, on peut essayer de la remplacer par qu’il. Lorsque ce n’est pas possible, comme dans notre exemple, c’est l’adjectif quelle qui convient.
    J’ignore quelle a été la nature de leur entretien.

  4. [Les parois de la cuisine présentent des tâches graisseuses.]

    Il ne faut pas confondre tâche (travail à faire) et tache (marque de salissure).
    Les parois de la cuisine présentent des taches graisseuses.

  5. [Ils ont eu la chance de gagner une somme conséquente.]

    Le véritable sens de conséquent est « logique, cohérent ». Bien qu’assez courant, son emploi au sens d’« important » est incorrect.
    Ils ont eu la chance de gagner une somme importante.

  6. [Je vous souhaite mes meilleurs vœux.]

    Un vœu étant un souhait, cette construction constitue un pléonasme. Dans ce sens, on peut utiliser par exemple les verbes exprimer, adresser ou présenter.
    Je vous présente mes meilleurs vœux.

  7. [Le guide a demandé à ce qu’on le suive.]

    Le verbe demander se construit avec que (et non avec à ce que).
    Le guide a demandé qu’on le suive.

  8. [Quand à sa sœur, elle préfère le chocolat.]

    Dans cette phrase, ce n’est pas l’adverbe de temps quand qu’il faut utiliser, mais la locution quant à qui signifie « en ce qui concerne ».
    Quant à sa sœur, elle préfère le chocolat.

  9. [Mme X. ès-qualité de représentante légale de son fils mineur.]

    Ès doit toujours être suivi d’un mot au pluriel (il s’agit de la contraction de en les), sans trait d’union. La locution ès qualités signifie « au titre des fonctions », « en qualité ».
    Mme X. ès qualités de représentante légale de son fils mineur.

  10. [Le coût de l’adhésion s’élève à 15 € par mois et par personnes.]

    Au sens de « pour chaque », par est toujours suivi d’un mot au singulier.
    Le coût de l’adhésion s’élève à 15 € par mois et par personne.

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